Fiche culture : La drosera capensis

Les drosera capensis, de la famille des drosera, sont des plantes carnivores. Elles se nourrissent principalement de petits moucherons. Donc si vous avez des plantes et des mouches de terreau (mini moucherons qui pondent dans la terre et qui volent partout après), elles seront de précieuses alliés.

Les conditions de cultures en gros :

Les drosera capensis sont des plantes plutôt faciles à  vivre, il leur faut de la lumière (plus il y en a mieux c’est).
Elles sont très demandeuse en humidité, mais il y a une astuce que j’évoquerai plus bas
Et il serait préférable d’éviter les courants d’air pour ne pas les dessécher.

Le choix du substrat :

Étant donné que les drosera vivent dans les marais il n’y a pas 150 solutions.
Personnellement je recommanderai de la tourbe et du sable (3/4 de tourbe 1/4 de sable), le problème est que cela participe à  la destruction des tourbières qui se font rare. D’autres utilisent de la sphaigne, mais je n’ai pas eu l’occasion de le faire. Sinon la laine de roche ou autre substrat minérale semble bien du moment que l’on acidifie l’eau d’arrosage, mais ça complique un peu la tâche.
Surtout JAMAIS de terreau !

En résumé il faut une substrat pauvre, acide et qui ne pourrisse pas.

Les arrosages :

Il suffit de laisser le pot tremper dans au moins 1cm d’eau constamment, personnellement j’utilise un bol quand ou un dessous de balconière quand je fais des drosera en pot. Ensuite il suffit de remplir le bol ou le contenant une fois de temps en temps. Et cela permet d’arroser directement dans le bol, ce qui évite les arrosages sur le substrat qui ont souvent pour effet de le tasser.
Simple, pratique, rapide et efficace ^^.

Une petite chose, mais qui a son importance, ne vaporisez pas vos drosera. En effet cela aurait pour effet de diluer leurs petites gouttes, ceci les rendant moins efficaces elles auront plus de difficultés à  se nourrir. Si ça vous arrive par mégarde ce n’est pas dramatique, mais il ne faut pas recommencer trop souvent.

Le pot :

Il est important d’utiliser des pots en plastique.
En effet les pots en plastiques gardent mieux l’humidité et donc réduisent l’assèchement de nos plantes!
Les pots en terre cuite laisse effectivement l’humidité s’échapper, mais en plus de cela ils libèrent des sels qui peuvent s’avérer toxiques pour les plantes carnivores..
Et puis pour couronner le tout ils coûtent plus chère !
Moralité ! Faisons des économies et prolongeons la vie de nos plantes carnivores en même temps ! ^^

Ensuite il faut savoir que les drosera aiment avoir de la place, contrairement à  ce que font les jardineries. Je vous recommande si vous en achetez la bas de vite les changer de pot, car leur substrat pourrit très vite lorsqu’il est trop humide et les pots sont souvent petits et empêchent les plantes de grandir.
Pour ma part j’utilise des balconières et une grande boite en plastique transformé en mini tourbière.
D’ailleurs on voit sur ma photo en haut que mes plantes sont un peu tassées, mais elles se sont re-semées toutes seules. Donc de temps en temps j’en enlève pour en donner ou en vendre ^^.

Pour la réalisation de la mini tourbière allez voir ici.

La lumière :

Le plein soleil semble recommandé, mais personnellement je n’ai jamais osé pour le moment. Les miennes poussent sous lampes de cultures où elles s’épanouissent massivement. J’en ai donné plusieurs qui sont juste devant des fenêtres et qui s’y plaisent beaucoup.

Pour le modèle de lampe, j’utilise des Envirolight 125W, elles ne chauffent pas, elles consomment beaucoup moins qu’une lampe au sodium et leur spectre est presque entièrement absorbé par les plantes.
Elles sont allumées 16h par jour, ce qui équivaut au temps de lumière a l’équateur ^^.

L’humidité :

Les drosera ont des pièges “gouttes”, et elles ont du mal à  produire ces gouttes si l’humidité est insuffisante. Il leur faut entre 40 et 80% d’humidité.
Si vous utilisez la “technique du bol” ou une coupelle plus large que le pot cela ne posera pas de problème, car l’évaporation de l’eau maintiendra une humidité élevée autour de la plante.
Par contre, il faut absolument éviter les courants d’air qui ont pour effet d’assécher l’air !

5 réflexions au sujet de « Fiche culture : La drosera capensis »

  1. Bonjour,
    J’ai une Drosera Capensis en pot (acquise en mai 2013) qui s’apprête à  passer l’hiver dans une mini serre au jardin, et j’ai remarquer que des petits moucherons vivaient dans la terre à  son pied. Je sais que ma Drosera se nourrit d’insectes (elle s’en est gavée tout l’été), mais les moucherons ne sont ils pas un parasite, ainsi en contact avec elle? Je n’aimerais pas la perdre… J’aime mes plantes et je m’en occupe bien.
    Merci de vos précieux conseils.

    1. Les miennes n’ont jamais eu de problèmes de ce genre. En revanche d’autres de mes plantes ont eu des petits moucherons de terreau et n’en sont pas morte (cela faisait d’ailleurs un excellent garde manger pour mes droséra).
      Je ne pense donc pas que cela posera un quelconque problème.
      En revanche faites très attention au substrat. Le miens c’est enrichi avec le temps (eau du robinet + dechet des drosera) et à  fini par pourrir, entrainnant avec lui toutes mes drosera 🙁 Pourtant il s’agissait bien de tourbe blonde…
      Heureusement il me reste des graines que j’avais récolté lors de leur floraison !

  2. Bonsoir,
    tout d’abord je tiens à  m’excuser de ne pas vous avoir remercié de vos précieux conseils.
    En effet, j’ai pu constater que les moucherons ont bien servi à  ma Drosera Capensis (comme quoi Mère Nature a bien fait les choses :)! )
    Cependant, elle m’a fait une belle frayeur cet hiver! Une histoire formidable, selon moi^^! Si vous le permettez, je vais vous la conter:
    Comme je vous l’ai dit, j’ai décidé de mettre ma Drosera Capensis en serre pour la préserver des éventuelles gelées et neiges auquels on se préparait en début d’année (les années précédentes ayant été glaciales à  cette période..) Pas de chance pour mes prévisions! Il a fait tellement doux… Je ne sais pas si cela a joué mais j’ai vu toutes les feuilles de la plante mourir, et le pied est resté invisible pendant au moins 2 mois. J’ai vraiment cru la perdre..
    Après ce qui m’a semblé un temps infini, un bourgeon a fait son apparition… Celui-ci est resté latent (à  3 mm du substrat environ) jusqu’à  il y a un mois environ.
    J’ai racheté dans une jardinerie un pied de Drosera Capensis, quasiment certaine que celle que je possédais ne repousse jamais normalement. Je les ai mise l’une à  coté de l’autre, et j’ai mis aussi une autre Drosera (Aliciae, il me semble). Elles étaient trois dans la serre.
    Depuis, le bourgeon a repris sa croissance, et mesure aujourd’hui près de 3 cm! ^^
    De plus, ma dernière Capensis ainsi que l’Alicia sont toutes les deux en train de fleurir!
    Aurais-je stimulé ma plante en lui présentant des copines? J’ai presque envie de le croire.

    Désolée de tante de détails, je voulais partager 🙂
    – petite question qui subsiste:
    Je croise mon expérience avec les forums tels que celui-ci, et je sais que vous faites surtout de la culture en intérieur, ce qui peut vous empêcher peut-être de répondre… Le PLEIN soleil est-il vraiment recommandé? Mon livre spécialisé me dit que oui, car soleil+++ = couleurs magnifiques. Mais pour l’avoir essayer: le soleil chauffe l’air, et donc l’hygrométrie est basse +++.
    Avez-vous tenté l’expérience?

    1. Je n’ai pas tenté l’expérience en extérieur et je n’ai malheureusement plus de drosera. Il semblerai que l’eau du robinet ait enrichi le substrat qui du coup à  pourri entrainant avec lui l’ensemble des plantes qui s’y trouvaient… Il faudrait que j’en resèmes. Pour l’hygrométrie si le substrat est très humide ça devrait suffire surtout sous une serre. Avez vous un indicateur d’hygrométrie ? On observe souvent une chute de l’hygrométrie quand la température augmente. Ce qui est tout à  fait logique puisque l’humidité relative de l’air représente le pourcentage d’eau qu’un certain volume d’air contient (sous forme de vapeur). Plus la température monte plus l’air augmente plu il peut contenir de vapeur dans un même volume. Je ne sais pas si je suis clair. En gros si 1l d’air saturait avec 100ml d’eau à  20° (ces chiffres sont issus de mon imagination hein) à  25° il faudrait plus de vapeur pour saturer ce même volume d’air. Donc l’hygrométrie sera plus basse alors que la quantité d’eau sera plus importante.
      Maintenant sous une serre il faut prendre en compte l’évaporation qui peut être très importante, on voient d’ailleurs souvent de la buée dans les serre ce qui es signe d’une humidité très importante. Donc je pense que pour l’expérimentation il faudrait éventuellement mettre un capteur à  côté pour voir si il fait sec ou humide 🙂
      Sinon pour la floraison il est aussi possible que la ait atteint « l’age » pour se reproduire 🙂 Je ne sais pas si ça a put la stimuler, c’est possible aussi, les plantes communiques entre elles 🙂 mais je ne pense pas que ça soit l’unique facteur.

    2. Sinon pour votre message surtout il faut pas hésiter à  laisser des commentaires 🙂 c’est intéressent pour tout le monde, ça permet de capitaliser différentes expériences et pour moi ça me montre que mon site sert à  quelque chose et est suivi ! et c’est super motivant ^^

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