Récupération d’eau de pluie DIY : Le compteur d’eau

Alors, toujours dans cette suite d’article voici un petit article qui va vous expliquer pourquoi avoir mis CE compteur en sortie de pompe. Il est totalement optionnel dans le circuit et constitue une dépense d’une 20ène d’euros.

Voila déjà la bête : IMG_6367

  1. Cela nous permet de visualiser la quantité d’eau de pluie consommée et donc l’eau économisée sur la facture. C’est anecdotique mais je trouve ça vraiment chouette de pouvoir voir le résultat de l’investissement mis dans ce projet en concret.
  2. Il est prévu plus tard que le circuit comporte une partie toilettes et lave linge qui seront alimenté non stop. En cas de fuite un compteur permet de s’en rendre compte facilement. Surtout qu’avec le système des vannes d’arrêts nous auront la possibilité de couper les circuits indépendamment. Détecter l’endroit de la fuite sera donc facilité.
  1. J’ai choisi un compteur à disque car ils sont simple à domotiser. Et j’ai le droit de dire que c’est simple car le capteur que je me suis fabriqué fonctionne. Il attend maintenant une carte arduino mini pro dédié pour faire le comptage de l’eau. Je détaillerai le fonctionnement de tout ça plus tard dans un article dédié, ce n’est pas prioritaire pour le moment.

J’ai lu quelque part qu’un compteur eau chaude coutait plus chère. Soit c’est faux, soit j’ai vraiment eu de la chance ! les deux étaient au même prix lors de mon achat chez leroy merlin. J’ai donc pris un compteur eau chaude 🙂

voili voilou 🙂

PS : Allé petite astuce pour domotiser ce type de compteur. Le petit disque noir et argenté est en fait un demi disque réfléchissant qui tourne (un tour par litre). Avec un petit capteur infrarouge on peut donc facilement détecter le passage du disque et compter les tours 🙂 Je n’en dit pas plus pour le moment 🙂

Récupération d’eau de pluie DIY : La vanne d’arrêt

Salut à tous, je profite de ce temps que j’ai enfin réussi à dégager pour poster plusieurs articles d’un coup 🙂

Alors pourquoi ais-je choisi de mettre une vanne d’arrêt manuelle sur la pompe. En fait il y a plusieurs raisons à cela :

  1. En cas de fuite sur le circuit d’arrosage cela évite de déclencher la pompe pour remettre le circuit en pression pour rien
  2. Si je veux intervenir sur le circuit je peux le faire facilement sans vider le contenu du réservoir de la pompe (ben oui il est toujours sous pression lui).
  3. Dans notre mode de fonctionnement actuelle pour le jardin cela nous oblige à aller ouvrir la vanne sur la pompe qui se situe à côté de la cuve. De cette manière on vérifie le niveau d’eau avant chaque arrosage. N’ayant pas encore installé de sécurité qui bloque la pompe automatiquement en cas de manque d’eau, une étourderie pourrait nous couter chère …

Le jour ou nous relierons les toilettes, la machine ou autre sur un circuit secondaire nous mettrons cette vanne avant la desserte et probablement une vanne par sortie de desserte pour pouvoir isoler les circuit si jamais on a besoin de travailler sur l’un, histoire de ne pas tout couper 🙂

Voila à quoi ressemble cette fameuse vanne :

IMG_6368Tous les liens en laiton sont « jointé » avec de la filasse et de la pâte à joint pour avoir une étanchéité nickel.

Récupération d’eau de pluie DIY : La pompe

Autre point très important pour rendre fonctionnelle une installation d’eau de pluie, la pompe ! Si votre cuve est enterré ou votre terrain en pente il vous faut une pompe capable de délivrer suffisamment de pression pour que l’eau arrive jusqu’en haut. Idem si vous avez une grande longueur de tuyau il vous faudra une pompe capable de compenser les pertes en charges liées à la longueur du tuyau.

En fonction de votre utilisation (simple arrosage du jardin ou ajout des toilettes ou d’une machine à laver) il vous faudra ou non un surpresseur d’une capacité plus ou moins importante. Un surpresseur ça fonctionne un peu comme un compresseur mais avec de l’eau. Ça permet d’avoir une pression constante. Pour éviter que la pompe ne se déclenche tout le temps il est plutôt bon de prendre un réservoir pas trop petit.

Pour notre projet nous avons choisi une pompe avec surpresseur avec un réservoir de 50l. Elle peut fournir une pression allant jusqu’à 4 bars. Nous nous alignerons avec le réseau d’eau en terme de pression (il me semble que c’est 1 bars). Il faut bien prendre en compte vos besoin immédiats ET à venir pour le choix de votre pompe. Par exemple pour nous :

  • Pour les toilettes, avec un réservoir de 50l, la pompe devrait se déclencher toutes les 3/4 chasses d’eau pour rééquilibrer la pression.
  • Pour ce qui est du lave linge, la pompe devrait se déclencher à chaque machine car ça consomme quand même pas mal d’eau un lave linge (environ 55l).
  • Pour l’arrosage du jardin ça dépendra bien évidement de la quantité d’eau que nous mettrons. Il est prévu pour l’automne d’ajouter un système de goute à goute à la serre et aux jardinières. Ma partie du potager n’est arrosé que lorsque je plante un truc nouveau. La partie de ma chérie est arrosée tous les 2 ou 3 jours quand il fait beau longtemps.

Ce genre de pompe est un peu bruyante (86dB dans notre cas) donc il faut aussi pensé au lieu ou elle sera stocké et éviter de la déclencher la nuit en tirant la chasse par exemple si elle est trop petite. On peut également penser à lui bricoler un caisson insonorisé et ventilé ou au moins aéré en cas d’utilisation prolongé.

Nous avons choisi une pompe « Sterwins SP900S-2 50l ». Son prix tourne autour de 200€. Cette pompe est munie d’un pré-filtre que l’on peut voir ici :

IMG_6366Nous n’avons pas pris du premier prix car la pompe risque d’être sollicité pas mal si nous mettons les toilettes et le lave linge et nous préférons avoir quelque chose de relativement fiable…  Bien-sur il y a mieux, la GUINDAR par exemple… Consomme moins d’énergie (790w contre 900w pour la notre) moins bruyante (70dB contre 86 dB pour la notre mais également un prix plus important (autour de 400€). Notre budget ne nous le permettais pas. Le seul défaut de la Sterwins c’est qu’elle n’a pas de protection contre le fonctionnement à sec. On peut soit en ajouter une (la pompe est branché sur une prise relié à un capteur qui coupe le courant quand il n’est plus dans l’eau. Soit se débrouiller pour relier la cuve à l’eau de ville pour que la cuve ne soit jamais vide (on remet de l’eau quand on passe en dessous de 100l).

Voila une photo de la bête :

IMG_6365J’en profite pour vous faire remarquer la crépine en laiton (à droite sur la photo entre le raccord bleue et le tuyau PE). Elle sert à limiter la pénétration de gros déchets pour ne pas que le filtre ne se bouche trop rapidement. Comme ça elle filtre le plus gros et le filtre intégré à la pompe ne filtre que de petites particules.

Je parlerais du compteur et de la vanne d’arrêt dans des articles dédiés.

Récupération d’eau de pluie DIY : La cuve

La cuve est un élément déterminent pour qui veut faire des économies dans un système de récupération d’eau de pluie. Il est également très important si l’on veut, comme dans mon cas, un système démontable et évolutif.

Le besoin :

A terme je pense que 4000 ou 5000L devraient suffire pour être autonome en eau pour le jardin, la machine à laver, le lave linge et les toilettes. Pour le moment notre consommation total ( SDB inclue) est de 1000L par semaine environ. Au pire vu que le projet est prévue pour être évolutif nous pourrons affiner au besoin.

Les contraintes liées à mon projet :

  • Je ne peux pas enterrer la cuve ( manque de place )
  • Je ne peux pas la laisser dehors ( c’est moche )
  • Je ne suis pas crésus, il me faut donc une cuve à bas cout
  • Pouvoir faire évoluer la capacité de stockage

Le lieux de stockage :

Le seul emplacement disponible qui répond à nos attentes est le garage qui se situe en sous-sol.

Quelques exemples de solutions :

1) les cuve de récupération d’eau de pluie « commerciales » :

Mais oui vous savez ce genre de cuve, qui coutent une blinde et qui ne contiennent que 400 ou 500L… Elles sont conçues pour être placés en extérieur. Elles sont pas trop moche mais ça fait chère du litre… Entre 100 et 300€ pour 400 ou 500L … Bref le low cost on oublie avec ce genre de solutions.

2) les cuves IBC

Ah les fameuses cuves IBC, 1000L, entre 100 et 150€ neuf et la bonne surprise … 35 à 50€ d’occasion ! donc vraiment low cost ! Elles sont super solide et il existe de nombreux kits pour raccorder plusieurs cuves entre elles pour qu’elles n’en forment qu’une. C’est donc un système évolutif et pratique. Niveau esthétique on fait mieux qu’un gros cube blanc avec des barres de fer et posé sur une palette… mais bon on ne peut pas tout avoir.

3) Une cuve entièrement DIY en bois

L’idée m’est venue après avoir vu une piscine faite en palette et avec une bâche en guise de liner. ça pourrait être une bonne idée mais il faut avoir du bois, beaucoup de bois et beaucoup de temps, être bon bricoleur. Le système est difficile à faire évoluer, à moins de faire des cuves IBC en bois mais dans ce cas la niveau rentabilité il y’en aurai pour plus chère de vis + bâche + consommable qu’une cuve IBC d’occasion…

La solution retenue :

Vous l’aurez peut être compris, la solution retenue est la cuve IBC pour ses aspects pratique, évolutif et low cost. A l’heure actuelle nous avons deux cuves de 1000L.

La première nous a couté 50€ son bouchon avait un gros trou sur le dessus (bouchon spécifique) et elle était percé sur le côté pour un trop plein. Nous avons donc commander un couvercle plein pour pouvoir le percer et mettre nos raccord (je vous en parlerai dans un prochain article).

La seconde nous à couté 35€ et est arrivée ce weekend, elle n’est pas encore raccordée. Son couvercle est identique à la première mais le bouchon spécifique est fourni. Ce n’est tout de même pas pratique pour percer comme on le veut. Nous allons donc re-commander un couvercle plein. Sa palette est « détruite », il faut que j’aille en récupérer une (les palettes « perdues » sont souvent récupérable gratuitement d’occasion).

Nous avons donc 2000L de stockage pour 85€ (sans compter les couvercles sinon il faut rajouter 2×9,90€).

Voici quelques photos de la seconde cuve, elle est un peu déformée car l’ancien proprio a eu la bonne idée de monter dessus pour tailler la haie… mais bon pour 35€, du moment qu’elle est étanche on s’en fiche 😀

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Récupération d’eau de pluie DIY : Présentation

Salut à tous, et oui, encore un projet !

Bon celui-la il est déjà bien avancé, et pour cause, il s’agit d’une installation maison de récupération d’eau de pluie. Donc économie à la clé, ça motive !

Liens du projet :

  • 1) Présentation
  • 2) La cuve
  • 3) La pompe
  • 4) Le kit multi-cuves
  • 5) Le récupérateur d’eau de pluie
  • 6) Raccorder le récupérateur à la cuve
  • 7) Raccorder la cuve à la pompe
  • 8) Connaitre sa consommation d’eau de pluie
  • 9) Mise en place d’un arrosage enterré

La démarche :

Ayant un potager en permaculture nous arrosons très peu voir pas du tout, donc pourquoi récupérer de l’eau ?

Pour le lave linge, les toilettes, éventuellement la machine à laver, une serre (hé oui ça par contre ça s’arrose beaucoup) et les plantes en pot.

Les contraintes :

  • Petit budget : bien trop juste pour prendre un système tout fait…
  • Déménagement : Le risque de déménagement à court/moyen terme (environ 3 à 5 ans) est assez fort.
  • Les cuves sont obligatoirement posées dans le sous sol : pas assez de terrain pour enterrer une cuve, et impossible de laisser les cuves dehors sans me faire assassiner par madame, il faut dire que c’est pas très jolie…

Les objectifs :

  • Low cost : L’autre idée du projet c’est d’avoir un système de base ultra low cost autour duquel j’ajoute petit à petit des « options ».
  • Démontable : Il faut également que le système soit démontable car si l’on déménage et que les futurs acheteurs s’en fichent royalement nous repartirons avec 🙂
  • Évolutif : Enfin il faut que le système soit évolutif, que l’on puissent ajouter des cuves petit à petit si notre capacité s’avère trop juste, ça permet aussi d’avoir un système de base plus petit et donc moins chère pour démarrer.
  • Geek : Ça c’est plutôt dans les options, suivi du niveau des cuves, de la consommation d’eau de pluie, de la consommation électrique de la pompe, etc.
  • Autonomie : C’est peut être un peu utopique comme vision mais j’aimerai augmenter mon autonomie en eau de manière conséquente.
  • Écologiques : Ça rejoins un peu l’autonomie, si possible utiliser de plus en plus d’eau de pluie et de moins en moins d’eau potable.

 Note :

A l’heure d’aujourd’hui le système est en place à 60% (la partie arrosage est en cours), je vais détailler petit à petit toutes les étapes et la matériel choisi ainsi que pourquoi. Je mettrais des liens sur cette page (en haut) au fil de la publication des articles sous forme de petits chapitres 🙂