Potager : Réalisation de buttes de cultures

Alors que les potagers se préparent voici encore un article sur une méthode utilisé en permaculture, la culture sur butte. Je ne vais pas vous détailler ici comment réaliser tous les types de buttes, il y’en a trop. Je vais juste vous expliquer comment NOUS avons procédé.

Nous avons choisi les buttes en terres qui ne s’affaissent pas dans le temps contrairement aux lasagnes ou aux buttes enrichies avec du bois ou autre qu’il faut refaire au bout de quelques années.

Qu’es qu’une butte en terre ?

C’est vraiment tout simple. C’est une butte, avec de la terre et de la paille 🙂

Comment ça marche ?

  • Une fois la butte en place, on va simplement mettre des déchets verts (épluchures, tontes, etc.) SOUS la paille. ça se décompose, ça enrichie le sol progressivement et continuellement.
  • La paille protège le sol des intempérie (soleil, pluie, gel, etc.) et les petites bêtes qui vivent dedans.

Pourquoi la butte en terre ?

  • Durable (ne se dégrade pas ou très lentement)
  • Pas ou peu de matières premières à  apporter (juste de la paille pour nous)
  • S’enrichit progressivement dans le temps

La mise en place :

  • Un coup de fourche ou grelinette sur toute la surface (allée + buttes) pour ameublir le sol et facilité les coups de pelles.
  • On creuse les allées entre les buttes et on met la terre récupérée sur les buttes.
  • On la couvre avec de la paille et on plante.
  • Des que l’on peut on met des déchets verts.

Voici quelques erreurs que nous avons commise, si vous le pouvez évitez les 🙂

1) Réaliser les buttes longtemps avant d’avoir la paille…

  • résultat, la terre sèche, craque, se tasse

2) Mettre des pissenlits en fleur sur les buttes…

  • Résultat : Nous avons appris à  nos dépends que la fleur de pissenlit, quand elle reste sur son pied, même arraché, arrive à  fructifier et à  épandre son joli tapis blanc de graines partout… Nous aurons donc probablement pas mal de pissenlit dans nos cultures. Il faut donc toujours bien faire sécher les plantes ou alors enlever leurs fleurs, surtout pour les pissenlits, avant de les utiliser en mulche.

 

Voici quelques photos de nos buttes pendant leur création. On voient encore les piquets de démarcations.

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IMG_4187Les buttes prêtes :

IMG_4235Un pseudo paillage avec des « mauvaises herbes » séchées en attendant d’avoir la paille.

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IMG_4249L’emplacement de la future serre :

La clio avec la paille 🙂 (5 bottes de 10kg en tout)

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IMG_4252Mise en place de la paille :

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Potager : Présentation de la culture en butte

Salut à  tous,

Toujours dans l’esprit permaculturale je vais aujourd’hui vous présenter la culture sur   butte. Le principe est d’avoir une zone définie, surélevée ou l’on va cultiver nos plantes. Il y’a   pleins de manières de faire des buttes, de la butte en lasagne à  la bête butte en terre en passant par la butte enrichie avec du bois… Je vais ici tenter de vous présenter pourquoi la culture sur butte est intéressante de manière générale.

Les avantages de la culture sur butte :

  1. Tout d’abord on ne cultive plus en 2D mais en 3D, en effet une butte présente, de part sa forme, un surface de culture plus importante pour une même emprise au sol. Idéal donc pour « compacter » le potager.
  2. La terre est moins basse. Du fait de la surélevation de notre espace de culture, nous aurons moins à  nous baisser pour la récolte et les plantations 🙂
  3. Le paillage est omniprésent et doit être systématique. En effet il permet de :
    • Limiter l’invasion par les plantes indésirables, et donc le travail de désherbage est très fortement réduit.
    • Limiter l’évaporation de l’eau, ainsi, les arrosages sont très fortement réduits également, voir même supprimé sous certaines conditions !
    • Protéger la microfaune du sol (champignons, bactéries, insectes,etc.) du climat trop violent sur une terre nue.
    • Fertiliser naturellement et automatiquement la butte grâce à  cette fameuse micro faune qui va dégrader la couche de mulch qui sera juste en dessous du paillage.
    • Garder une terre humide et meuble
  4. Le non travail du sol. Et bien oui en culture en butte on peut ne pas travailler le sol grâce au paillage et à  la présence forte des ptites bêtes que l’on embête plus avec nos outils et qui sont protégés par le paillage comme vu plus haut. Cette petite armée de jardiniers bénévoles vont brasser, mélanger , humidifier, fertiliser (en dégradant les matières mortes) et transformer votre sol en continue. Il faudra par contre être patient car il leur faudra un peu de temps pour revenir et pour que le processus soit optimal. Et surtout il ne faudra JAMAIS travailler le sol pour ne pas les déranger.
  5. La multitude de microclimats présents. Sur une butte il y’a plusieurs côtés, il y aura donc des expositions au soleil et au vents différents. Cela aura pour effet de créer des zones plus ou moins sèches, plus ou moins chaudes, ventilées, fraiches, etc. On pourra donc mettre en place les plantes aux endroits qui sembles le mieux adaptés pour elles. La différence de hauteur au sein de la butte peut aussi orienter nos choix, par exemple les tomates iront plutôt au centre la ou il y’a plus de terre et les fraises ou radis, plus petits, iront sur les côtés plus bas de la butte.

Conclusion :

Vola pour la présentation des buttes de cultures, nous en avons mis en place à  la maison cette année en forme de rateau (4 buttes dans un sens relié par une butte) à  côté de la serre. Nous attendons la paille avec impatience. Il fut assez difficile de trouver de la paille non traité (pourquoi s’embeter à  utiliser des méthodes permaclturales et écolo pour mettre de la paille traité qui va diffuser ses produits dans notre bonne terre…) Donc si vous vous y mettez pensez avant de commencer à  ce que vous allez mettre comme mulch et comme paillage 🙂

Je ferais un article détaillé sur la mise en place des buttes prochainement 😉

Potager : Présentation de la permaculture

Qu’es que la permaculture  ?

La permaculture ne définit pas grand-chose en soit, c’est plutôt un mouvement ou un mode de culture au sens large.

Ce mode de culture a pour but de se rapprocher au maximum de ce que fait mère nature. En gros il faut oublier une bonne partie de ce qui est fait en agriculture conventionnelle. L’idée est de bien préparer la mise en place et de laisser faire la nature, c’est tout, on intervient donc le moins possible. Quand je dis que la permaculture ne définit pas grand-chose c’est parce que tout simplement il existe des centaines de méthodes différentes et qu’il faut utiliser les méthodes qui vous conviennent le mieux, en fonction de vos contraintes, de la taille de votre terrain, de votre objectif, etc.

Il y’a tout de même quelques points qui sont essentielles et qui ressortes de ce mouvement  :

1)           Absence de traitements

En permaculture on ne traite pas, on va créer un ou plusieurs écosystèmes, vous vous souvenez  ? Laisser faire la nature. Si vos éco systèmes sont équilibrés les populations de ravageurs seront limitées naturellement par leurs prédateurs qui viendront s’installer à  côté et se faire une joie de remplacer les traitements chimiques… La permaculture est souvent longue à  mettre en place car il faut le temps que le sol retrouve son équilibre et il faut réussir à  équilibrer tout ça. En revanche une fois que c’est en place… plus besoin de bosser  J

 

2)           Création de nombreux microclimats

On va également joue énormément sur les microclimats, comme je le disais précédemment il existe pleins de méthodes. Pour les micros climats les plus connus sont les spirales de plantes aromatiques et les buttes. La culture sous serre peut également être envisagée. Ces méthodes vont donner un coup de pouce pour que les plantes puissent se développer dans un climat qui leur est un peu plus favorable et vont permettre d’équilibrer naturellement la répartition des plantes.

 

3)           Sélection des graines

Voici une partie très importante, si ce n’est la plus importante  ! Vous l’aurez compris mettre en place un jardin en permaculture ne se fait pas du jour au lendemain, il faut du temps pour que l’équilibre du sol et de la faune qui le compose se mette en place, oui c’est une première chose. Mais une autre chose extrêmement importante à  prendre en compte c’est d’avoir des variétés de plantes adaptés à  son terrain.

Comment faire  ? C’est simple mais c’est long… Il suffit de sélectionner les graines de nos plantes. En gros il faut faire nos propres semis. Donc déjà  on oublie les variétés hybrides qui perdent rapidement leurs propriétés dans le temps. Il vaut mieux prendre des variétés anciennes. Ensuite on va sélectionner les graines pour garder les plantes les mieux adaptés à  notre terrain. Je ferais un article qui rentrera dans le détail de ces différentes étapes.

 

4)           Le paillage

Comme je vous le disais au début, en permaculture on va chercher à  intervenir le moins souvent possible. On va donc chercher à  limiter les arrosages et les travaux du sol. La foret est un exemple à  ne pas négliger, le sol est toujours riche et la terre est légère. En effet le sol n’est jamais à  nus  ! On va donc chercher à  reproduire cela. L’idée est de mettre une bonne épaisseur de paillage pour éviter que l’eau ne tasse et ne rince votre terre. Ainsi les gouttes vont éclater sur le paillage au lieu de frapper directement le sol. Elle pénètrera également beaucoup mieux dans le sol car plus fine. Le paillage va aussi avoir pour effet de limiter l’évaporation et de protéger nos chères petites plantes d’un soleil brulant qui surchaufferai le sol.

 

5)           La préparation puis l’absence d’action

Un gros avantage de la permaculture c’est qu’une fois mise en place le «  permaculteur  » n’a presque plus rien à  faire mis à  part récolter. Pas de taille, ou vraiment très peu (souvent c’est surtout pour le côté pratique au niveau de la récolte ou simplement par habitude), pas de bêchage/binage, très peu d’arrosage voir pas du tout si vous arrivez par sélection de vos graines à  les adapter à  votre terrain. L’ennuie c’est que passer en «  mode permaculture  » est long au début. Il faut bien préparer le sol (généralement avec une fourche), l’alléger, tout organiser et malheureusement … attendre … attendre que la vie du sol reprenne sa place car bien souvent elle a été chassé car trop déranger par les bêchages / binages successifs. Alors bien sûr on n’attend pas les bras croisés … on cultive directement en permaculture mais le temps que tout soit bien efficace et tourne correctement peut être assez long… Le tout c’est de ne JAMAIS mettre de traitements et de prendre son mal en patience… La sélection des graines prends du temps aussi pour qu’une variété s’adapte parfaitement à  votre terrain donc patience  !

6)           planter serrer planter diversifié

En permaculture on plantes à  l’inverse de l’agriculture classique, on ne fait surtout pas de grands rangs de poireaux / carottes / etc… on plante tout ensemble en mettant à  profit le compagnonnage au maximum et en règle générale ça donne quelque chose de plutôt fouillis avec un mélange de plantes sauvages et de plantes potagères. ça limite les plantes indésirables qui n’ont plus de place (pas besoin de désherbé (le paillage participe aussi à  cela). Pour chaque « chose » (plante / arbre / animaux présent ou élevés) on essai de connaitre l’ensemble de ses besoin et apports et de l’utiliser pour qu’il soit profitable à  l’ensemble du système.

Et les mauvaises herbes et envahisseurs ?

Dans un éco système équilibré chaque maillon a son prédateur. Les pucerons / limaces ou autres ravageurs seront mangé par d’autres insectes. La/les premières années ils feront peut être des dégâts si les prédateurs ne sont pas la, il faudra alors trouver un moyen de les attirer, leur faire des abris (les carabes mangent des pucerons et des limaces, les coccinelles sont des ventres sur pattes et quand elles voient des pucerons c’est le carnage assuré. Si vous traitez pour vous débarrasser des pucerons elles n’auront pas suffisamment à  manger et ne s’installeront pas… Par exemple j’aime bien mettre un pied d’absinthe dans un coin du jardin qui a pour effet d’attirer massivement les pucerons noirs au printemps. Ces pucerons sont le péché mignon des coccinelles. Une fois le pied noir de pucerons (complètement recouvert), les coccinelles sortant d’hibernation cherche un lieu pour pondre, généralement la ou il y a à  manger 🙂 et donc … mon pied d’absinthe deviens une pouponnière idéal. Le pied est très résistant donc il ne craint pas cette attaque massive 🙂

Il est aussi possible de mettre des barrières physiques. Pour les limaces des planches de bois avec des cornières en U à  l’envers vissé en haut de la planche suffit à  les bloquer si vous faites le tour de votre potager avec 🙂 Les cendres fonctionnent bien mais sont vite rincés par la pluie, les merles et les carabes font aussi un festin avec. Généralement la population est relativement vite régulée. Jamais anéantie (ce n’est pas ce que l’on cherche puisque les prédateurs partiraient et la population exploserai à  nouveau) mais régulée. Il n’y a donc plus de grosses pertes dans les cultures, juste quelques dégâts par ci par la auxquelles les plantes que vous aurez sélectionnées progressivement se seront habitués et vos récoltes n’en pâtirons pas.

Conclusion :

Si vous voulez avoir de bonnes récoltes en faisant des économies tout en arrêtant de consommer des produits chimiques cancérigènes et sans avoir a passer (à  terme) trop de temps dans votre potager la permaculture est faite pour vous 🙂

Laissons faire la nature 🙂

Voilà  pour cette petite introduction. A savoir que cette année je passe en permaculture en testant pleins de méthodes différentes en même temps donc je vais surement rédiger tout un tas d’articles dessus  J

Pour le moment nous avons préparé des buttes que je détaillerais dans un article ultérieur et installer les fondations de la serre.

Le nombre d’articles diminue un peu en ce moment car j’ai beaucoup de choses à  faire dans la maison, au jardin, et je retape une 205 donc c’est chronophage ^^

Bricolage : premier retour sur la tour à  fraises

Salut à  tous,

Un petit article rapide en passant sur l’évolution de la tour à  fraises.

Un premier retour d’expérience :

Pour ce qui est de l’implantation des fraisiers, de nombreux fraisiers sont morts, il n’avaient pas encore de racines quand je les ai récupérer, juste des petits points blanc, je pensai qu’ils arriveraient à  s’en sortir mais sans maman pour les nourrir ils ont séché.   Les plus gros ont tout de même pris. J’ai de nombreux autres fraisiers dans le potager qui sont enracinés dans des godets, je vais donc les prendre pour re peupler la tour.

Pour le système d’arrosage il fonctionne plutôt pas mal mais il y a beaucoup d’eau qui s’écoule et se perd. Je réfléchie à  une solution pour limiter se phénomène. Pour le moment ce qui me semble le plus viable serai de faire des arrosages de courte durée par cycles successifs, par exemple un cycle de 15 seconde d’eau 45 secondes de poses qui se répète pendant 5mn. Il faudrait que je teste manuellement pour voir si il y a toujours un écoulement important. L’idée est que la terre ai le temps de bien s’imbiber progressivement pour éviter le ruissellement.

Mettre le système de branchement du tuyau en haut est pratique pour arroser à  la main mais pour automatiser l’arrosage c’est pas top du tout … le tuyau devant alors monter et être suspendu.

Evolutions prévues :

1) Mettre l’arrivée d’eau du tuyau en bas et le bouchon en haut pour l’automatisation future du système.

2) Tester les arrosages successif à  la main et si c’est concluant automatiser le processus

3) Remettre des nouveaux plants à  la place des morts

4) Branchement sur le future système d’arrosage entièrement automatique qui sera en place lorsque la récupération d’eau de pluie sera installée.

La construction d’une deuxième tour est prévue pour enlever l’intégralité des fraisiers du potager et gagner de la place ! Deux tours = 52 fraisiers !

Si l’essai est concluant l’année prochaine on devrait manger pleins de fraises !

Bricolage : La tour à  fraises V1.0 -> premier test

Ayant un petit jardin et une 10ène de fraisiers cela devient vite encombrant sans produire beaucoup. J’ai donc fait quelques recherche pour optimiser l’espace. Je trouve que le principe de faire pousser des fraises verticalement est top ! Tout d’abord parce-qu’on gagne pas mal de place et aussi parce qu’une fois que la végétation à  prise c’est plutôt jolie 🙂

Certains font leur tours avec des tuyaux en PVC ou des bidons en plastique mais c’est chère et vers chez moi il n’y a que des tuyaux gris donc c’est pas super esthétique ! Pour ma part j’ai choisi d’utiliser du grillage (pour faire un tube) et du filme géotextile pour contenir la terre. L’arrosage est souvent fait d’un tube bouché en bas et percé. De mon côté j’ai préféré utiliser un tuyau poreux bouché en bas et connectable directement au tuyau d’arrosage, plus pratique et beaucoup moins chère.

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Je ferais un tuto dans peu de temps détaillant comment je l’ai réalisé. La prochaine tour sera une tour de soucis (calendula), je les ai semé il y a deux semaines et j’attends qu’ils poussent pour peupler la future tour. Pour les fraises j’ai pris les stolons des fraisiers du potager, donc les pieds sont encore petits. On compte faire également une seconde tour de fraisier avec les plants du potagers si la première tour nous satisfait.

Ainsi nous gagnerons 1.5m par 30cm de surface cultivable au sol.

La tour mesure 1m de haut et 35cm de diamètre et elle contient 21 plants !   Côté mur je testerai peut être de mettre du persil ou une autre plante qui résiste bien à  l’ombre 🙂 Pour le moment il n’y a rien.

Voici deux petites photos :   IMG_8491

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Manger sain et pas chère !

Salut à  tous,

Un petit article pour ceux qui cherchent un endroit ou acheter de bons légumes sans se ruiner et sans manger des tonnes de produits chimiques et qui n’ont pas de jardin ou pas suffisamment pour avoir des légumes en quantité suffisante pour manger toute l’année…

Il existe des association de producteurs qui vendent directement aux consommateurs, la plus connu est AMAP. Mais AMAP n’est pas partout. Regardez sur internet autour de chez vous si il y a des fermes ou des ventes de légumes aux particuliers. Nous avons trouver ce site : www.lepotagerfleuri53.fr dont le lieux de cueillette / vente se trouve près de Laval. J’ai testé ce weekend et j’en suis vraiment satisfait ! De quoi manger des légumes pendant 3 ou 4 jours pour 12€. En comparaison à  un super marché c’est vraiment rentable ! et en plus les légumes sont vraiment délicieux et cultivés sans produits chimiques. Ils poussent sous serre, les pieds sont bâchés pour éviter la prolifération de mauvaises herbe et la terre désinfecté à  la vapeur entre deux récoltes ! pour plus de détails => ici

Pour ceux qui habitent près de Laval je vous conseille vraiment d’y aller. Il y a aussi la ferme de la jouanerie mais je n’ai pas testé.

Voila un petit article un peu plus local mais qui peut s’appliquer à  pleins d’autres endroits, il suffit de chercher un peu !

L’épeire diadème : fiche

Bonjour à  tous,

Après avoir passé quelques heures à  me documenter sur cette petite bête très présente dans mon jardin et qui me débarasse de nombreux pucerons et autre bêtes volantes. Ma défense anti aérienne à  moi   !

Voila tout d’abord quelques photos prises dans mon jardin :

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Description :

Nom latin : Araneus diadematus (Clerck, 1757)
Nom commun : Épeire diadème
Autres noms : araignée porte croix, araignée des jardins
Nom anglais : Cross Orb Weaver
Règne : Animalia (animal)
Classe : Arachnida (arachnide)
Ordre : Araneae (araignée)
Sous-ordre  : Araneomorphae (aranéomorphe)
Famille : Araneidae (Aranéidé, Aranéide)
Genre : Araneus
Espèce : Araneus diadematus Clerck, 1757

L’Epeire diadème est une araignée Orbitèle, ce qui signifie qu’elle tisse des toiles géométriques très régulières mais elles ne savent malheureusement pas les réparer. Elles font partie de la famille des   Araneidae, les membres de cette famille se distinguent par la fabrication d’une toile géométrique perpendiculaire au sol. Elles profitent souvent de points lumineux qui attirent les insectes la nuit, comme des lampadaires par exemple. Les épeires   diadème dont le nom latin signifie littéralement « araignée (qui porte) un diadème» sont facilement reconnaissables grâce au dessin en forme de croix de couleur claire qu’elles portent sur leur dos. Elles sont généralement de couleurs brun claire. Les mâles sont plus petits (moins d’un centimètre) tandis que la femelle peut être deux fois plus grande et ont un abdomen plus important. On la trouve très couramment dans les jardins et on peut ainsi l’observer très facilement généralement d’août à  novembre.
Pour ma part j’ai commencé à  observer des petits dès le mois d’avril-mai.

Habitat :

On la trouve un peu partout, dans les Forêts, les jardins, les parcs, en ville, le long des chemins. Elle aime particulièrement les endroits où elle peut facilement tisser une toile, par exemple dans les haies, sur les arbres, dans les trous des grillages, des barrières, dans les buissons ou sur les plantes que l’on a sorties pour l’été.   Il arrive régulièrement de voir ses toiles vides, c’est normal, elle se cache souvent sous une feuille ou un petit abris tout près avec un fil relié à  l’une de ses pattes qui lui sert de « détecteur   de proies ».

Distribution :

On rencontre l’épeire diadème en Europe, une grande partie de l’Asie jusqu’au Japon et en Amérique du Nord. En France, l’espèce est répandue sur l’ensemble du territoire

Biologie :

L’espèce a une durée de vie d’un an environ, la femelle meurt aux premiers grands froids. Le corps des mâles mesures entre 5 et 9mm et celui des femelles entre 12 et 20mm.Elle possède 8 yeux, disposé en un carré centrale de 4 yeux, et sur chaque côtés, deux yeux en diagonal. La couleur de sa robe est très variable, elle peut aller du gris foncé au jaune claire en passant par le brun ou l’orange. L’abdomen de la femelle est de forme arrondie tandis que celui du mâle ressemble plus à  un cercueil. Les deux sexes arborent une croix de couleur claire formée de points et traits, qui peuvent parfois être un peu effacé. Les pattes sont cerclées de bandes blanches, brunes et noires et sont « poilues »

Comportement :

Elle se trouve souvent à  l’affut au centre de sa toile ou, cachée dans son buisson, lorsqu’elle est ainsi cachée elle tient son fil avertisseur qui lui permet de savoir lorsqu’une proie a été prise.
Lorsqu’elle est sur sa toile : « Elle a l’une de ses pattes antérieures posée en permanence sur un rayon ou un fil témoin qu’elle a fabriqué spécialement. C’est la vibration des fils qui lui permet de savoir qu’une proie a été capturée. D’autre part, la tension des rayons lui permet de se rendre compte si sa victime est petite ou grosse. Enfin, et surtout, elle peut détecter, grâce à  son toucher, l’endroit où se trouve cette proie. Si celle-ci ne bouge pas, l’araignée va tirer légèrement, de son poste, sur tous les fils, les uns après les autres. Faisant preuve d’un doigté étonnant, elle trouve très vite l’objet de sa convoitise »
Extrait de   « architecture animale » de KARL VON FRISCH, éditions Albin Michel 1975

Alimentation :

Elle est carnivore et se nourrit d’insectes volants qui se prennent dans sa toile, elle vient alors immédiatement paralyser sa proie grâce à  son venin et l’enveloppe aussitôt d’un cocon de soie. Les insectes ayant le malheur de se prendre dans sa toile ne s’en sorte généralement pas, même les abeilles ou les guèpes qui sont des proies de taille importante par rapport à  l’épeire ne s’en sorte pas. Pour manger l’épeire injecte de sucs digestifs dans sa proie pour la dissoudre de l’intérieur. Ensuite il ne lui reste plus qu’à  aspirer le contenu, un peu comme avec une paille.

Il est à  noter qu’elles sont  de précieuses auxiliaires pour l’homme car elles constituent un premier barrage aux insectes qui adores envahir nos foyers et jardins, moustiques, taons, pucerons  et autres insectes nuisibles à  l’homme font ainsi partie de leur menu préférés.

Reproduction :

La reproduction de l’épeire diadème a lieu en août-septembre.   Le mâle étant bien plus petit que la femelle il doit faire très attention pour ne pas être pris pour une proie au risque de se faire dévorer. Une fois adulte se dernier arrête de se nourrir, tisse une petite toile (la toile spermatique) sur laquelle il dépose le sperme. Il aspire alors cette petite quantité de sperme à  l’aide du bulbe copulateur. C’est alors qu’il part à  la recherche d’une partenaire. La femelle est réceptive seulement trois ou quatre jours dans sa vie et jusqu’à  60 mâles différents peuvent défiler jour après jour sur une même toile ! Pour limiter les risques pour leur vie les mâles font preuve d’ingéniosité et offre parfois une proie à  la femelle pour pouvoir faire son affaire pendant que celle-ci dévore la proie. La femelle stocke le sperme, parfois pendant de longs mois, dans un réservoir (le spermathèque) jusqu’au moment où elle choisit de pondre ses œufs. Une fois le moment venue la femelle prépare un cocon gros comme un œuf de pigeon qu’elle place généralement sous l’écorce d’un arbre ou dans une fente. Elle dépose ensuite ses œufs à  l’intérieur pour qu’ils arrivent à  maturité en toute sécurité et au chaud. Elle se laisse ensuite tomber pour mourir d’épuisement, en effet l’épeire est une espèce annuelle qui ne survie jamais à  sa couvée. A l’éclosion, au printemps suivant, les jeunes se forme un essaim qui se disperse à  la moindre perturbation.

Toxicité :

L’Épeire diadème est très peu agressive.   Il peut arriver qu’elle morde la peau humaine aux endroits où elle est très fine si elle se sent agressée mais son venin n’est pas plus violent qu’une piqure de moustique. En revanche l’intensité de la morsure peut atteindre celle d’une piqure de guêpe en termes de douleur.

Statut de l’espèce :

Non protégée

Références :

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89peire_diad%C3%A8me
http://www.quelestcetanimal.com/arachnides/lepeire-diademe/
http://www.baladesentomologiques.com/pages/EPEIRE_DIADEME_porte_sa_croix_–2468344.html
http://toutunmondedansmonjardin.perso.neuf.fr/FR/pages/araneus_diadematus.htm
http://lesarthropodes.wifeo.com/araneus-diadematus.php
http://www.conservation-nature.fr/presentation.php?url=Araneus_diadematus&Nom=Araneus%20diadematus
http://naturnet.free.fr/html/epeire2.htm
http://hymenopterius.chez.com/epeires.htm
http://www.bestioles.ca/invertebres/epeires.html
http://www.afblum.be/bioafb/araignee/araignee.htm

Conservation : La menthe

Les deux techniques que j’utilise le plus fréquemment sont simples :

La première consiste à  faire sécher les feuilles de menthe :  

Cela permet ensuite d’en faire des infusions ou les utiliser ainsi séché, cette méthode est efficace et utile surtout quand on veut pouvoir emmener un peu de menthe quand on se déplace.

La seconde consiste simplement à  mettre les branches de menthe dans un verre d’eau :

Pour faire cela il faut enlever les feuilles du bas pour ne pas qu’elles trempent dans d’eau, sinon elles risquent de pourrir.

Cette méthode à  pour intérêt de garder la menthe fraiche longtemps et il faut savoir qu’il est fréquent que les branches fassent des racines donc ça fait plein de pieds de menthe potentielles, mais faites attention la menthe est une plante très TRàˆS envahissante ! ^^

Il existe une 3ème méthode qui consiste à  congeler la menthe, mais je n’ai pas encore tester

Pour ma part quand j’ai vraiment beaucoup de menthe j’utilise la méthode du séchage qui me permet de tailler mes pieds quand ils deviennent trop envahissants et en plus de ça je mets quelques branches dans un verre d’eau pour en avoir toujours sous la main ^^ et j’aime bien en grignoter le matin.

Faire un élevage de coccinelles à  la maison

Une petite présentation s’impose :

Elle n’en a pas l’aire comme ça mais c’est une véritable machine à  tuer ! En effet une larve de coccinelle peut avaler plus d’une centaine de pucerons par jour !

Il faut savoir que la coccinelle doit d’abord hiberner tout l’hiver avant de pouvoir pondre ses œufs. Il est donc important de ne pas les déranger si vous en voyez pour ne pas qu’elles s’épuisent inutilement. Au printemps lorsqu’elle se réveille, juste après l’accouplement, la maman va pondre une 50ène d’œufs jaunes sous des feuilles. Au bout de 3 à  5 jours environ les œufs vont éclore et les larve vont commencer à  se balader en quête de nourriture. Les larves de coccinelles vont effectuer 4 mues en 3 semaines. Ensuite elles vont se transformer en chrysalide et au bout d’environ 8 jours, l’imago sortira, c’est une petite coccinelle, mais qui n’a pas encore ni ses points ni sa couleur définitive.

Il y a un truc super simple pour avoir pleins de coccinelles à  la maison :

Il suffit de planter un pied d’absinthe (Artemisia absinthium L.) dans un grand pot.

En effet l’absinthe attire en très grande quantité les pucerons noirs qui sont, la friandise préférée des coccinelles.

Le résultat est simple, au printemps vous verrez votre pied d’absinthe se couvrir littéralement de pucerons noir, jusqu’à  ne plus pouvoir voir les tiges, c’est assez impressionnant :

Puis vers le mois de mai vous verrez ces petits insectes se promener un peu partout sur le pied, alors surtout pas d’inquiétude, PAS d’insecticides pour tuer ces bebettes ou pour virer les pucerons !!! surtout PAS ! Ce sont des larves de coccinelles et comme je le disais plus haut, une larve de coccinelle peut manger plus d’une centaine de pucerons par jour, alors faites leur confiance, même si les pucerons se multiplient rapidement, elles vont relativement vite nettoyer le plant.

Ensuite une fois qu’elles seront devenus coccinelles et qu’il n’y aura plus de pucerons sur le pied, elles iront s’envoler sur vos rosier pour manger les pucerons et faire le grand ménage dans le jardin

Il faut faire attention aux fourmis qui protègent activement les pucerons contre les coccinelles, en effet les fourmis font des élevages de pucerons pour en récolter le miela.

Cet article est inspiré de cette page : http://www.lanature.fr/insecte/la-coccinelle-8.html et de mon observation de l’évolution des larves sur mon pied d’absinthe

Si vous plantez votre pied trop tard vous ne verrez pas de larves, par contre l’an dernier j’ai bien vu une 30ène de coccinelles se promener dessus, donc ça les attire beaucoup quand même