L’épeire diadème : fiche

Bonjour à  tous,

Après avoir passé quelques heures à  me documenter sur cette petite bête très présente dans mon jardin et qui me débarasse de nombreux pucerons et autre bêtes volantes. Ma défense anti aérienne à  moi   !

Voila tout d’abord quelques photos prises dans mon jardin :

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Description :

Nom latin : Araneus diadematus (Clerck, 1757)
Nom commun : Épeire diadème
Autres noms : araignée porte croix, araignée des jardins
Nom anglais : Cross Orb Weaver
Règne : Animalia (animal)
Classe : Arachnida (arachnide)
Ordre : Araneae (araignée)
Sous-ordre  : Araneomorphae (aranéomorphe)
Famille : Araneidae (Aranéidé, Aranéide)
Genre : Araneus
Espèce : Araneus diadematus Clerck, 1757

L’Epeire diadème est une araignée Orbitèle, ce qui signifie qu’elle tisse des toiles géométriques très régulières mais elles ne savent malheureusement pas les réparer. Elles font partie de la famille des   Araneidae, les membres de cette famille se distinguent par la fabrication d’une toile géométrique perpendiculaire au sol. Elles profitent souvent de points lumineux qui attirent les insectes la nuit, comme des lampadaires par exemple. Les épeires   diadème dont le nom latin signifie littéralement « araignée (qui porte) un diadème» sont facilement reconnaissables grâce au dessin en forme de croix de couleur claire qu’elles portent sur leur dos. Elles sont généralement de couleurs brun claire. Les mâles sont plus petits (moins d’un centimètre) tandis que la femelle peut être deux fois plus grande et ont un abdomen plus important. On la trouve très couramment dans les jardins et on peut ainsi l’observer très facilement généralement d’août à  novembre.
Pour ma part j’ai commencé à  observer des petits dès le mois d’avril-mai.

Habitat :

On la trouve un peu partout, dans les Forêts, les jardins, les parcs, en ville, le long des chemins. Elle aime particulièrement les endroits où elle peut facilement tisser une toile, par exemple dans les haies, sur les arbres, dans les trous des grillages, des barrières, dans les buissons ou sur les plantes que l’on a sorties pour l’été.   Il arrive régulièrement de voir ses toiles vides, c’est normal, elle se cache souvent sous une feuille ou un petit abris tout près avec un fil relié à  l’une de ses pattes qui lui sert de « détecteur   de proies ».

Distribution :

On rencontre l’épeire diadème en Europe, une grande partie de l’Asie jusqu’au Japon et en Amérique du Nord. En France, l’espèce est répandue sur l’ensemble du territoire

Biologie :

L’espèce a une durée de vie d’un an environ, la femelle meurt aux premiers grands froids. Le corps des mâles mesures entre 5 et 9mm et celui des femelles entre 12 et 20mm.Elle possède 8 yeux, disposé en un carré centrale de 4 yeux, et sur chaque côtés, deux yeux en diagonal. La couleur de sa robe est très variable, elle peut aller du gris foncé au jaune claire en passant par le brun ou l’orange. L’abdomen de la femelle est de forme arrondie tandis que celui du mâle ressemble plus à  un cercueil. Les deux sexes arborent une croix de couleur claire formée de points et traits, qui peuvent parfois être un peu effacé. Les pattes sont cerclées de bandes blanches, brunes et noires et sont « poilues »

Comportement :

Elle se trouve souvent à  l’affut au centre de sa toile ou, cachée dans son buisson, lorsqu’elle est ainsi cachée elle tient son fil avertisseur qui lui permet de savoir lorsqu’une proie a été prise.
Lorsqu’elle est sur sa toile : « Elle a l’une de ses pattes antérieures posée en permanence sur un rayon ou un fil témoin qu’elle a fabriqué spécialement. C’est la vibration des fils qui lui permet de savoir qu’une proie a été capturée. D’autre part, la tension des rayons lui permet de se rendre compte si sa victime est petite ou grosse. Enfin, et surtout, elle peut détecter, grâce à  son toucher, l’endroit où se trouve cette proie. Si celle-ci ne bouge pas, l’araignée va tirer légèrement, de son poste, sur tous les fils, les uns après les autres. Faisant preuve d’un doigté étonnant, elle trouve très vite l’objet de sa convoitise »
Extrait de   « architecture animale » de KARL VON FRISCH, éditions Albin Michel 1975

Alimentation :

Elle est carnivore et se nourrit d’insectes volants qui se prennent dans sa toile, elle vient alors immédiatement paralyser sa proie grâce à  son venin et l’enveloppe aussitôt d’un cocon de soie. Les insectes ayant le malheur de se prendre dans sa toile ne s’en sorte généralement pas, même les abeilles ou les guèpes qui sont des proies de taille importante par rapport à  l’épeire ne s’en sorte pas. Pour manger l’épeire injecte de sucs digestifs dans sa proie pour la dissoudre de l’intérieur. Ensuite il ne lui reste plus qu’à  aspirer le contenu, un peu comme avec une paille.

Il est à  noter qu’elles sont  de précieuses auxiliaires pour l’homme car elles constituent un premier barrage aux insectes qui adores envahir nos foyers et jardins, moustiques, taons, pucerons  et autres insectes nuisibles à  l’homme font ainsi partie de leur menu préférés.

Reproduction :

La reproduction de l’épeire diadème a lieu en août-septembre.   Le mâle étant bien plus petit que la femelle il doit faire très attention pour ne pas être pris pour une proie au risque de se faire dévorer. Une fois adulte se dernier arrête de se nourrir, tisse une petite toile (la toile spermatique) sur laquelle il dépose le sperme. Il aspire alors cette petite quantité de sperme à  l’aide du bulbe copulateur. C’est alors qu’il part à  la recherche d’une partenaire. La femelle est réceptive seulement trois ou quatre jours dans sa vie et jusqu’à  60 mâles différents peuvent défiler jour après jour sur une même toile ! Pour limiter les risques pour leur vie les mâles font preuve d’ingéniosité et offre parfois une proie à  la femelle pour pouvoir faire son affaire pendant que celle-ci dévore la proie. La femelle stocke le sperme, parfois pendant de longs mois, dans un réservoir (le spermathèque) jusqu’au moment où elle choisit de pondre ses œufs. Une fois le moment venue la femelle prépare un cocon gros comme un œuf de pigeon qu’elle place généralement sous l’écorce d’un arbre ou dans une fente. Elle dépose ensuite ses œufs à  l’intérieur pour qu’ils arrivent à  maturité en toute sécurité et au chaud. Elle se laisse ensuite tomber pour mourir d’épuisement, en effet l’épeire est une espèce annuelle qui ne survie jamais à  sa couvée. A l’éclosion, au printemps suivant, les jeunes se forme un essaim qui se disperse à  la moindre perturbation.

Toxicité :

L’Épeire diadème est très peu agressive.   Il peut arriver qu’elle morde la peau humaine aux endroits où elle est très fine si elle se sent agressée mais son venin n’est pas plus violent qu’une piqure de moustique. En revanche l’intensité de la morsure peut atteindre celle d’une piqure de guêpe en termes de douleur.

Statut de l’espèce :

Non protégée

Références :

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89peire_diad%C3%A8me
http://www.quelestcetanimal.com/arachnides/lepeire-diademe/
http://www.baladesentomologiques.com/pages/EPEIRE_DIADEME_porte_sa_croix_–2468344.html
http://toutunmondedansmonjardin.perso.neuf.fr/FR/pages/araneus_diadematus.htm
http://lesarthropodes.wifeo.com/araneus-diadematus.php
http://www.conservation-nature.fr/presentation.php?url=Araneus_diadematus&Nom=Araneus%20diadematus
http://naturnet.free.fr/html/epeire2.htm
http://hymenopterius.chez.com/epeires.htm
http://www.bestioles.ca/invertebres/epeires.html
http://www.afblum.be/bioafb/araignee/araignee.htm

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